Bientôt, de longue coulisses noirs venant de phrases tissées sérrées viendront s'imbiber sur vos cuisses et se perdre dans le tissu. La reliure s'égouttera entre vos doigts d'un liquide poisseux et froid. Les images mentales que vous aurez ne seront qu'un visage neutre vous fixant durant d'interminables minutes. Et une musique épurée qui ressemblerait à n'importe quelle chanson viendrait se viser dans votre crâne et se répèterait...continuellement...toujours...
«Timide et délicate, elle restera au fond du crâne, dans son bunker de mots, à voir la vie de son créateur qui se démène pourtant à la décreuser. »
mercredi 31 mars 2010
mardi 30 mars 2010
lundi 29 mars 2010
14.75
Incapable d'écrire une phrase. Regarde le reflet de l'écran et n'écrit pas une phrase. Ferme les yeux et n'écrit pas une phrase. Une description n,est pas nécessaire. La vie continue. La chute est brutale, tout le monde a quitté.
Il reste quelques images qui me revient je suis fatigué. Je suis Woyzeck. Une femme, quelques mots. du tabac. une rime que je fuis. quelques victoires au sous-sol. Un rire puis le sommeil. qui mfjsl..
pardonnez le silence.
14.5
«...cette femme le temps d'une image, avait autour de la tête une centaine de mouches électriques formant un immense chapeau stroboscopique. Elle avait une voix qui semblait résonner de tuyaux sous-terrains, venant de siècles qui n'auront pas lieu. Une femme, au regard métallique d'un réconfort maternel[...] qui semblait dire:
ne cesse jamais d'oublier.»
-E.N.-
14.
Hasting street, Godspeed. La vie.
Et la peur. de commencer. une phrase. qui ne finirait. jamais.
Débutant par Tu.
Tu es seul.
Je suis seul.
C'est la même chose.
Arriver au bout d'une idée. Ravale-la! Ce n'est pas dans l'air du temps. Ce n'est pas la bonne conjoncture. Arrêtez tout. Ne recommençons pas. C'est trop risqué. N'essayons pas. C'est trop difficile. Trop, de jamais assez.
Et la peur. de commencer. une phrase. qui ne finirait. jamais.
Débutant par Tu.
Tu es seul.
Je suis seul.
C'est la même chose.
Arriver au bout d'une idée. Ravale-la! Ce n'est pas dans l'air du temps. Ce n'est pas la bonne conjoncture. Arrêtez tout. Ne recommençons pas. C'est trop risqué. N'essayons pas. C'est trop difficile. Trop, de jamais assez.
dimanche 28 mars 2010
13.5
Sortir de l'influence de. Changer le code symbolique et référentiel. Indépendant. Sociable.
Il n'y a personne.
La terre est brûlé. C'est la politique.
Ils ne passeront pas.
Combien cela fait-il?
De temps. D'espoir. D'argent. D'idées.
De morts?
Une grande pièce où personne ne dort. Il y a des meubles sous les draps. De la poussière sur les draps. De l'absence dans l'air. Et une soif d'écrire dans les mots.
Il n'y a personne.
La terre est brûlé. C'est la politique.
Ils ne passeront pas.
Combien cela fait-il?
De temps. D'espoir. D'argent. D'idées.
De morts?
Une grande pièce où personne ne dort. Il y a des meubles sous les draps. De la poussière sur les draps. De l'absence dans l'air. Et une soif d'écrire dans les mots.
13.
«En y pensant bien, sortir d'une littérature de «l'auto-fiction», d'une littérature du «Je», est probablement l'acte le plus subversif de l'heure».
-Ernest Nobsom-
samedi 27 mars 2010
12.5
Attendre 3 mois! Pis la pourriture elle, va-t-elle attendre?! Le crâne qui démanche, et que dix crochets rouillés pour doigts. Attendre 3 mois. Regarder le train passer, travailler? Vendre des bouteilles, se dire que demain, dormir 3 jours serait pas de trop.
12.
«Histoires de sourires aux yeux fatigués. D'amours rembourrés, et les mains tremblantes. Rien ne suffit. Tout est à recommencer. Je m'en vais boire du café.»
jeudi 25 mars 2010
10.
Marcher car rien. Demain, je me lèverai tôt. Il fait froid. Le coeur m'a explosé. Heiner Müller est mort. Je bois beaucoup de café. Tout s'accélère. La vie devient bavarde. Les mots se bousculent. Le silence attend la nuit. Je dois apprendre à parler.
Ne plus avoir peur des gens, des sourires forcés, des regards d'embarras, ne plus avoir peur des histoires de météo-sur-drive-way, Monday blue.
Ne plus avoir peur de toi, et de ton départ, qui se répète.
Je préfère le froid, le café, et marcher
Ne plus avoir peur des gens, des sourires forcés, des regards d'embarras, ne plus avoir peur des histoires de météo-sur-drive-way, Monday blue.
Ne plus avoir peur de toi, et de ton départ, qui se répète.
Je préfère le froid, le café, et marcher
mercredi 24 mars 2010
9.
«...une sorte d'immédiateté habite ces gens. Une soif du présent comme je n'ai jamais vu. Non pas qu'ils n'ont aucune mémoire, ni qu'ils refusent le futur, il s'agit simplement d'un refus de la vie proposé. Rien du «monde extérieur» ne les allume, qu'une musique et une quotidienneté flou les habitent selon les saisons...
-Extrait du chapitre 3 du livre Cette race de monde d'Ernest Nobsom-
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Un rêve dément m'habite depuis des années: traverser le continent de Prudhoe Bay à la terre de feu, par la route.
mardi 23 mars 2010
8.
Construire son existence. Fixer sa biographie. Avancer avec un plan précis. Connaître tout de sa vie. Une, phrase, à, la, fois.
Il n'y a que cela de réel.
Il n'y a que cela de réel.
lundi 22 mars 2010
7.
«La liberté, monsieur, est depuis bien trop longtemps enfermée entre deux guillemets et exhibée dans son musée de mots».
-Extrait d'une lettre ouverte de M. Nobsom, daté de Juillet 20...-
dimanche 21 mars 2010
samedi 20 mars 2010
5.5
«...me voilà arrivé dans le désert d'Uyuni. Il y a beaucoup de vent ici, les images ne collent pas au décors et le silence est très bruyant. J'ai peur, depuis mon arrivée, de me cogner la tête sur le ciel tellement il est bas ici. J'ai dû traverser la jungle, et gravir une montagne, je t'envoie une photo de moi, qui date de l'hiver dernier sur ce bateau dont je t'ais tant parlé, ne regarde pas les yeux, ni la barbe, je n'avais pas dormi depuis des jours et ...»
-correspondance d'Ernest Nobsom, datant du 6 août 20...-
5.
«Ces temps ci, je ne suis que promenade et café.»
-Moi-
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«Je m'aperçus que le désir de toute ma vie n'était pas de vivre - si on peut appeler vivre ce que font les gens - mais de m'exprimer.»
-Henry Miller-
vendredi 19 mars 2010
4.
«J'ai peur du silence et de la solitude, comme je crains cette voix qui me répète constament d'aller au bout des choses [...] faut-il jouer le jeu?».
-Ernest Nobsom-
jeudi 18 mars 2010
3.5
Je n'ais pas envie de rire lors des soirées de cristales stroboscopiques.
Je ne fais que marcher la rue st-denis du sud au nord ces temps-ci, ça coûte moins chère, ouais jsuis paumé, mais on s'en fiche, la vie continue et en est d'autant plus réel, je fais la lecture, de la lecture, il m'arrive de m'y perdre et de me dire que c'est la vie, ma vie mélange la fiction de bouquin qui parle de la vie et ma vie, ma vie étant composée de bouquin de fiction également, s'embrique dans la première partie ci-haut nommée et vice-versa, mais ce qui m'inquiète le plus, est que ce que je lis ces temps ci ne contient pas d'histoire, il n'y donc pas d'histoire fictionelle, donc pas de vie, donc pas douleur, donc pas de manque, donc tu n'existes pas, moi non plus et je suis mort, non je n'existe pas, il s'agit d'un nohuman land, remplit de tirets qui se perdent dans une marge remplit d'anotations illisibles qui racontent que ce qu'il se passe dans la tête du lecteur qui doute lui-même de sa matérialité;
lorsque je vois quelqu'un jlui fais un schéma spontanément: caractéristique: fendant, qualité: confiant, défaut: exister, et ainsi de suite avec des variations plus ou moins méchantes, j'existe, je dois m'y faire, je ne suis pas un bouquin, ni un acteur sur des planches, ou un piéton-figurant dans un film, j'existe, avec des IDÉES, des rêves et des désirs, je crois que mettre un point ici ne serait pas de trop, mais écrire une phrase, exige un niveau de responsabilité et de conscience au-dessus de mes forces, finir quelque chose ( en ayant préalablement commencé ce quelque chose!);
la vie est vide, pourquoi je parlerais de la solitude, «parce que tu dois écrire sur la vie, la tienne», pff connerie universitaire, non de bar plutôt, 100% d'accord avec ça pourtant, mais écrire repose sur le concept de la solitude, on n'écrit pas à plusieurs, devant moi le papier [sic] l'écran* qui raconte l'histoire d'un visage aux yeux plissés sur des maux[sic] mots* cernés jusqu'au matin, des mots qui me raconte qu'en ne mettant pas de point, on ne peut tourné la tête devant la VÉRITÉ, il faut la regarder en face, plisser les yeux lorsqu'elle est trop lumineuse;
Je m'égare. On raconte que la vie, c'est pas comme dans les livres, suivant cette logique, la vie ne contient aucun livre. En ce moment, je ne sais absolument pas comment je pourrais moralement arrêter d'écrire considérant que ma démarche repose sur l'urgence. Voici un jeu
3.
«Écris! me dit-elle souvent. Sur les choses qui t'habitent à cet instant précis. Ne bloque rien sous aucun prétexte, dis-toi tout.»
-Ernest-
mercredi 17 mars 2010
2.
«L'utilisation du ''Tu'' devient complètement désuet lorsque l'on comprend qu'il s'agit en fait que d'un ''Je'', qui se répond à lui-même. De plus, le problème identitaire de ce dernier souligne l'impossibilité de communiquer, tout simplement».
-Ernest N.-
mardi 16 mars 2010
1.
«Ceci n'est pas le silence d'interminables logorrhées sur un noir tableau griffé. Ceci n'est pas le récit de quelconques aventures, ou la description de quoi que ce soit. Il suffit, chère lecteur, d'ouvrir grand la bouche et de la poser sur le ciment, pour comprendre la démarche et d'y goûter le cuire».
-E. Nobsom-
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