mercredi 15 décembre 2010

88.

Une cigarette, tient une main ridée.
Le bout de la branche fume.
La barbe est en automne sous le nez.
Il s'appuie sur une vieille guitare.
qui ne joue jamais.
qui ne joue jamais.
qui attend la chanson. en trois temps. une valse oui. une valse.
dans un atelier innondé de toile.
3052 autoportraits d'un guitariste cherchant quelque chose...
des papiers de mots en cherchant d'autres.
des silences brisant des silences.
-Ernest Nobsom- Écrits de jeunesse

mercredi 8 décembre 2010

87.

En fouillant dans mes notes, il y a quelques jours, j'ai retrouvé ces mots datant d'une douzaine d'années... Ils m'ont collés au cerveau et je sais à présent qu'ils ne pourront être enlevés sans en arracher la peinture:

'' Jai passé beaucoup de temps sur la route. Seul. Avant d'en arriver à maîtriser la langue, je me suis contenté de quelques échanges strictement pratico-fonctionnels. Je me suis habitué au silence. J'avançais d'une région à l'autre sans trop savoir qui ces gens voyaient à mon approche. Qu'est-ce que j'évoquais pour eux?

J'ai reçu hier, une carte postale datant d'il y a six mois. C'était une amie écrivaine qui avait nouvellement aménagé dans l'archipel des Açores:

''[...] où es-tu? J'ai cru te voir aujourd'hui: un grand type trop maigre avec la barbe et des vêtement sales.
J'ai su que tu allais bien à cet instant.

Tes lettres me manquent, je dois à présent les inventer.
Ne répond pas à cette carte.
Il y a si longtemps qu'on ne s'est pas vu que je me demande si tu n'as jamais existé.

Peu importe. Tu[*un espace infiniment petit sépare les deux mots*] es la [*un point plus qu'un accent grave, presque une erreur au dessus du ''a''*]. ''

[Signature illisible, mais tout porte à croire qu'il s'agit de Lumilla] ''

dimanche 5 décembre 2010

86.

'' L'existence de mon entourage se doit d'être constament réaffirmé: à la manière d'un radar, ce n'est que dans la réponse que je situe réellement ma position. Dire quelque chose m'effraie au plus point; je ne contrôle rien. Parfois, la réplique ne vient pas. Mes mots commencent à parler, lorsque les reçois. Et je ne conçois pas ma matérialité sans cette réponse.
Je ne conçois plus le langage comme une manifestation de la [.ma.] liberté. Celle-ci, s'affranfit de moi à la réception. Je ne veux plus lui parler, je bavarde, à la recherche, de ma position.
Qui es-tu Lumilla?''
-E- .Liberté et silence.

mardi 30 novembre 2010

85.

''Je ne suis pas le clown de vos cirques. Je ne suis pas une blague que l'on rit à rebours. Je ne suis pas l'homme que vous avez côtoyez. Je ne suis pas l'invention d'un journal littéraire. Je ne suis pas l'amas d'atomes englués à vos mémoires créatives. Je ne suis pas une idée. Je ne suis pas le bavard buveur des tavernes que vous pressez comme une orange dans l'espoir d'y goûter le sud.

Je ne suis pas une charade empoussiérée de fond de tiroir. ''

-Ernest Nobsom-

mardi 9 novembre 2010

84.

''Mon métier est d'écrire des fictions. J'y place des choses, chaque fictions est une pièce dans une grande maison. Mon métier est de gratter les fonds de rivière afin de trouver des morceaux de réalité. Chercheur de réel qui disent. À en devenir fou.''

lundi 25 octobre 2010

83.

''J'en suis à me demander si cette profonde indifférence qui m'habite depuis des jours n'est pas le résultat d'une profonde lassitude ou le syndrome d'un bonheur profondément ancré.''

Ernest Nobsom, journal

mercredi 13 octobre 2010

82.

''Je regarde des films et lit des bouquins en boucle, sans m'arrêter. Toutes fictions m'intéressent. Je ne suis plus un représentant de la réalité. Dormir m'apparait de plus en plus comme étant une perte de temps. Je n'ais pas envie d'arrêter ma pensée. Je veux la voir rouler au plus bas de la pente. Puis y écrire son contenu, puis continuer la descente. Il n'est plus question de savoir si je vais y parvenir ou comment, mais jusque où je peux aller.''

Dialogue entre Ernest Nobsom et son auteur, Ernest Nobsom (parut dans une revue qui sera imprimée sous peu)

dimanche 3 octobre 2010

81.

...ne reviendra plus. Toujours sera le plus salaud. Nourrir la bête. Ne plus croire en rien. tout accepter, ne se surprendre de rien. sans aucune résignation.

mardi 14 septembre 2010

80.

''...ces soirs me détestent. Ils m'écrivent leurs mots sales au crâne que je me mastique au goût de la rouille. Croqué bruyament, ils se perdent dans le creux d'une carie noir et blanc de souvenir. Il n'est plus possible de les laver. On ne peut qu'y passer la langue et y goûter le sang du métal. Il ne faut que fermer les yeux et se rappeler les images d'une mélodie qui nous rappelle que cela n'a jamais vraiment existé. Et c'est parfait ainsi. ''

E.N, Journal et exagérations

mercredi 8 septembre 2010

79.

''...jouer à la vie. Il ne pensait à rien. Chaque silences étaient la répétition d'un long monologue. La mémoire était, ce que l'on pourrait qualifier comme étant son seul défaut, mais il faisait des efforts. Et chaque images, étaient balayées. Un peu plus chaque jours. Bientôt, il ne pourra plus perdre à l'avance aucune bataille, ne plus avoir de raisons d'avoir peur, ne plus avoir de raison de mourir.''

-E.N.-

dimanche 5 septembre 2010

78.

''Je ne veux plus écrire. Les miroirs se brouillent dans la ponctuation. Je ne suis pas l'auteur de mes mots. Je ne crois pas pouvoir tenir le rythme longtemps comme ça. Chaque silences m'éloignent des gens. Je ne sais plus qui est-ce. ''

-Ernest Nobsom, fragments et déinvolture-

vendredi 3 septembre 2010

jeudi 2 septembre 2010

76.

"J'ai lu un livre qui se nommait: Folie et responsabilité: Retour définitif au silence. Il racontait la vie d'un jeune homme trop vieux pour son temps, en amour avec une femme qui ne fait que revenir continuellement. Tout se déroule entre deux lieux, entre ''a'' et ''b'' et aucun ancrage temporel vient tuer le récit. Peut-être était-ce un film, car mon visage revenait sans cesse au détour du miroir. Les mots ne m'appartenaient plus. La musique s'imposait. La vie, elle, sur le narrateur.''
-Ernest Nobsom, journal intime-

mardi 31 août 2010

75.

''Il n'est plus question de recommencer le futur, mais d'en oublier le contenu.
Il n'est plus question de comprendre le passé, mais de le créer.
Il n'est plus question de vivre, mais d'exister.''

-E.N.-

samedi 21 août 2010

74.

''...c'était tous de vieux révolutionnaires. La guerre d'Espagne, Hongris 56, Mai 68, Black Panther, etc. Tous assis dans la même pièce, ne se brouillant la vue que par l'épaisse fumée de cigarette. Ils étaient des personnages dans une histoire...''

jeudi 19 août 2010

73.

''...et nous sommes revenu(s). Cela fait maintenant plus de 40 jours que nous sommes parti(s). Je ne sais pas si je reviendrai. Chaque silences m'éloigne un peu plus de toi (vous). Je me sens comme dans un livre, dont j'ai hate de lire la fin...''

-Mémoires d'Ernest Nobsom: 198**-20**-

jeudi 8 juillet 2010

72.

Le calme caféine des promenades solitude. Revenir, comme le verbe ultime des psychanalyse-silence-sueur.

Il faudra revenir. C'est le verbe fétiche, revenir. Car on est parti. Le lieu et le temps reste à préciser.

Maintenant.

mercredi 7 juillet 2010

71.

Il n'est plus question de souvenirs lorsque l'interminable se poursuit... Mais ceci ne dit rien.

Je suis libéré sous condition, liberté surveillée, liberté marteau de répétition, liberté de silence, liberté de vide... Tu quittes. Tout va bien.

À la moindre faute: on revient.

Je suis réellement une personne complexe.

''M'aimes-tu ?'' la seule question que l'on pose continuellement, sans effort.

dimanche 4 juillet 2010

70.

Retour des idées foutues, marchouiller le sud, nord.
Revenir et dire: ''J'y suis''. J'y resuis, j'essuie les souvenirs dans le paysage.
ET toi. tu es belle. Tu le sais
Les mots-littérature me rampent sur les jambes, me rappent les jambes, m'épuisent les jambes.

vendredi 25 juin 2010

68.

Il n'est pas question de recommencer les dialogues de retrouvailles, les systèmes hypothétiques de doutes, la fin des illusions. Ceci n'est pas le récit de silences qui se répêtent (sic). Je n'écris plus pour être lu. J'écris pour que tu m'entendes.

jeudi 10 juin 2010

67.

Il y a de ces moments, où un merci ne suffit pas. Il n'y a que cela à dire.

lundi 7 juin 2010

66.5

Il n'y aura plus de deuxième. Je gradue au second niveau. Je ne le dirai pas deux fois. Je n'attendrai pas deux minutes de plus. Terminé!... Terminé!

66.

J'arrive! Depuis combien de temps je cours? Je suis presque là! Je n'ais jamais attendu aussi longtemps. Je peux presque atteindre mon objectif!! Je ne comprends plus rien

samedi 5 juin 2010

65.

Ces voix déformées, pâteuses, avec ces bouches plus grandes que les mots...

mardi 1 juin 2010

64.

«Ma belle, je quitte à l'instant pour rejoindre F....où je connais quelqu'un dans la guérilla. Il le faut. Il n'est plus question d'espérer mieux, d'ici. Je recommence tout. Sache toutefois qu'il n'y a pas que la politique et mes convictions, et moi. Je le fais dans le but d'écrire un livre sur le sujet, Hemingway dans le coeur, grenade dans la main. Où es-tu à présent? Es-tu heureuse? Il y a tant d'années...
Je t'aime
E.»
Correspondance de guerre XVIII.

63.

«chassez l'artiste et il revient au galop»

lundi 31 mai 2010

mercredi 26 mai 2010

lundi 24 mai 2010

62.

Il ne faut plus arrêter. Il n'est plus question de stopper le processus. On ne doit pas s'assoire. Il faut continuer.

jeudi 20 mai 2010

60.

«Il faut polir les souvenirs, jusqu'à en changer le visage complètement, si nécessaire. Des génocides deviendront des guerres aux tristes conséquences. Des espoirs déçus: des rêves de jeunesses. Le changement: que la perception que nous avons des choses, pour finalement accepter le (la?) statut quo. Acheter des livres, faire des statues, reconstruire la vie, faire mourir les morts, et raconter les exploits de héros fictifs. La vie, l'amour. Une page chiffonnée.

Il n'y a qu'aujourd'hui.»

-Livre kitsch délavé, trouvé au milieu de mon crâne-

mercredi 19 mai 2010

59.

Il n'y a plus de souvenir. Que ces guitares classiques, dans se café pourri, et la solitude qui ne raconte que son silence.

Je suis incapable d'écrire.

lundi 17 mai 2010

58.

«Tu n'existes pas ma belle. Tu es froide comme le papier, ou jaunie comme mes souvenirs. Il m'est arrivé dans le passé d'y voir la promesse d'un début. Mais tout recommence, sans jamais se terminer. Je t'embrasse.»
-Lettre d'amour numéro 2 b, tirée de Correspondances et silences-

dimanche 16 mai 2010

57.

«Vous n'êtes pas enfermés dans une prison, vous êtes chez vous».
-Slogan électoral ou chant patriotique-

samedi 15 mai 2010

56.

«N'écris plus jeune homme. Arrête tout. Et recommence, secrètement. L'écriture, la guérilla, c'est la même chose: on s'y cache, on ne s'y expose pas».

-Ernest Nobsom, Lettre à un jeune suicidé (sic) ou : Dialogue avec un jeune romancier-

jeudi 13 mai 2010

55.

«Il n'est pas rare qu'une tape dans le dos, aussi amicale soit-elle, pousse le corps dans le ravin».
-e.n.-

mardi 11 mai 2010

54.

«Ce n'est pas d'une fatigue ordinaire dont je suis atteint docteur. Il s'agit de plus, de tout. On n'y arrive et on y reste, dans cette fatigue. On se regarde dans la glace et on y voit un étranger. J'écris des lettres pour combattre la fatigue, voilà!»

53.

Dormir devant la fanfare.

samedi 8 mai 2010

51.

«Fatigue, grossière hypocrisie des sourires. Il n'est plus question de revenir sur le sujet, chaque retours sur soi est accompagné d'un sentiment d'étrangeté lié à l'écho de la plainte. Incapable d'écrire les visages sur lesquels glissent mes doigts arthritiques. Ma guitare, j'ai peur de ces nuits de certitudes, de ces jours de morosités. Ma guitare, j'ai assez couru les rues du sud au nord toutes les nuits, tous les jours et ne jamais me souvenir de la texture du cuir sur ma bouche. Je suis fatigué, la tête entre le cuir et le ciment, assoupis en attendant le prochain pas...»
-Ernest Nobsom, Poésie et recettes à base d'essence-

vendredi 7 mai 2010

«Je dois effacer les mots sur l'écran-le-papier pour refaire ma fiction. Réécrire le réel, ne plus être victime, cesser de le vouloir. Je n'attends rien. Je suis fatigué. Je n'existe pas plus que vous, et je nexige plus rien. Que le repos. Cetait les derniers mots sur moi>>.
-simon-

jeudi 6 mai 2010

mercredi 5 mai 2010

49.

Je ne cherche plus rien. Je suis fatigué. Rien n'est cherché, tout est fatiguant.
«Écrire un message en ce moment serait vraiment con.»
-???-

mardi 4 mai 2010

lundi 3 mai 2010

47.

Un mal de tête qui me démange jusque dans le coup. Une chanson qui ne me rappelle rien. La liberté qui devient aussi banal qu'une rime en ''é''.
Chaque fois que je reviens ici, j'imagine que la vie c'est ça. Ouf je suis fatigué!
-Simon, qui ne revient jamais-

dimanche 2 mai 2010

46.

«Imaginons que je marche pour ne plus oublier le concret de ma fiction. Que je construis des histoires pour ne plus acheter des silences de (g)rancoeurs. Que toutes ces images ne sont qu'au fond, qu'une et même réalité. Imaginer que c'est la vie».

-Ernest Nobsom, dans un courriel à Lumilla-

samedi 1 mai 2010

jeudi 29 avril 2010

45.75

La tangibilité d'un silence,
l'isolement de quelques mots,
la satisfaction du rien,
et le cri d'insectes dans le crâne.

45.5

il se peut que je ne sois pas là.

45.


«...ils se battront jusqu'à la mort pour ce qu'ils ont de plus précieux. Et de l'oublie, ils écriront un seul livre: un répertoire complet de tout ce qui a été oublié depuis 127 ans, sans aucune omission».
e.

mercredi 28 avril 2010

44.

Il est toujours étrange de se rappeler de sa propre mort...parfois une mélodie me vient, et quelques pages me coulent entre les doigts. parfois. parfois. Je n'ais jamais écrit cela.

43.

«L'idée derrière mon immatérialité, est de prouver que je suis plus réel que vous.»
-E.-

lundi 26 avril 2010

42.

«La solitude est une chose affreuse monsieur, elle vous pâlit sans jamais vous faire disparaître».
-Ernest Nobsom à un journaliste-

41.5

J'aiguise mes mots, les crayons vont parler.

dimanche 25 avril 2010

samedi 24 avril 2010

vendredi 23 avril 2010

mardi 20 avril 2010

36.

Je dois terminer mille travaux, et je rêve de dormir, et je travaille à temps plein...zzz ...zzz...zzz. donc pardonnez les billets pas très inspirés

lundi 19 avril 2010

35.

«-L'amour? j'y suis tombé avant même de lui avoir parlé! Non il n'y a plus rien après cela. Quelques miettes de bonheurs, et beaucoup d'espoir quant à l'avenir!»

-E. Nobsom-

dimanche 18 avril 2010

34.

«Dormir a toujours été pour moi un mal nécessaire. Ce n'est pas une fuite comme pour beaucoup de gens, mais une immence prison avec des miroirs au plafond. au plancher. aux murs.»
-Ernest Nobsom, dans fragments et déinvolture-

vendredi 16 avril 2010

32.5

Un projet artistique basé sur le refus d'utiliser un médium confortable, pour dire quelque chose, ou non.

32.

Écrire/composer une chanson, avec de l'échantillonnage de voix de vieilles personnes dans un café parlant de tout et de rien. Jouer en boucle les idées reçues 32 fois chacune, en intégrant en canon de 4 à 10 petites phrases supplémentaires. Deux guitares en crescendo, une basse, inclure de la distorsion. Déconstruire numériquement, électroniquement les voix, pour en faire que des cris, qui progressivement ressembleront aux pleures d'enfants. Un drum au rythme grave et tribal se sera installé lentement.

jeudi 15 avril 2010

31.

«...La fatigue la mort, que le stresse pour maintenir en vie. De longs cortèges défilent dans la rue en hurlant, comme ces gens à la billeterie de show rock. ''Il fallait y être'' et blabla le prix de présence. Et il y en a encore certains pour trouver le rock encore subversif...»
-Ernest Nobsom, lors de son arrestation-

mercredi 14 avril 2010

30.

J'accepte: le travail. Un compromis et rien d'autre... peut-être l'essai de quelque chose d'autre aussi... bon pardonnez les prochains jours... la fin de session m'engloutit, et tout le reste.
-Simon-

mardi 13 avril 2010

29.

La vie-miroir d'un roman: J'aime lire, et sa fatigue profonde qui s'en suit...trop de réel dans ce petit bout de fiction.

lundi 12 avril 2010

28.

«C'est terminé. Tout est achevé. Et le souffle court, et le corps blessé, nous reviendrons la musique suspendu à nos oreilles murmurées.
Chaque fois, nous recommencerons, et chaque fois, la vitesse, de, la, vie, me, surprend.» -E.-

dimanche 11 avril 2010

27.5

«Étant donné que la première et la deuxième personne du singulier se conjugue de la même manière à l'imparfait, et malgré le fait que nous considérons que le passé n'a jamais eu le statut de ''réalité'', mais bien de fiction (construction actualisée dans le présent de désir et d'images d'un certain réel), nous allons convenir qu'il s'agit d'une même et unique personne.»
-Extrait de la préface du roman Victoire et taciturnité du chaos, de Ernest Nobsom-

27.

I'm not there.
Quand as-tu joué mon rôle la dernière fois? Tu parlais peu, tu fumais beaucoup. Je (?) te voyais lire, et tu jouais du folk, avec une guitare sale. Tu (je) disais à qui voulait bien l'entendre qu'écrire est un compte à rebours.

26.5

«...Attendre quoi? Attendre ces souvenirs qui chatouillent déjà ma mémoire. Les images réconfortantes d'actions et de rêves bien accomplis: dans le cabanon. Une construction solide, ponctuée de tapes dans le dos. Se dire que tout serait parfait. Et ne rien regretter, à l'exception de cette attente».
-E.N-

samedi 10 avril 2010

26.

Trois mots: il s'agit d'un mensonge débutant par Je (qui est-il?). Parfois, il vaut mieux courir seul. Vous ais-je dit que la température étant un sujet de conversation confortable? Il faut parler la jeunesse, et dans le bruit! Plus fort que tous les silences. J'en sais quelque chose.

vendredi 9 avril 2010

25.

«Être partout ta voix, l'imite de mon crâne. Il est tard, et mon image de toi m'est plus réconfortante que ta personne. Belle comme une phrase de chez nous, lu dans un train entre Vladivostok et Pékin. La liberté-la-vie, répétée comme une chanson qui n'a plus de sens. Et attendre toujours la prochaine phrase en crachant sur l'ancienne».
-E.-

jeudi 8 avril 2010

24.

«...[illisible] quitté New Orleans il y a deux jours. J'ai longé le golfe du mexique en passant par Cameron où j'ai vu des dizaines de flammands roses qui flânaient dans des champs boueux. Cette nuit là j'ai dormi dans la voiture près de la plage d'où je pouvais voir les plates-formes de forage au sud qui ressemblaient à de gigantesques gratte-ciel sur l'océan et les raffineries à l'ouest qui rougissaient le ciel avec ces dizaines de cheminés enflammées. Le lendemain matin très tôt, je me suis lancer dans le Texas le cruise control à 140km/h, le maximum que je pouvais demander à la voiture (les gens roulent à 160km/h dans les plaines ici), [illisible]. Des centaines d'éoliennes sur des miles et des miles... jusqu'à El Paso...[illisible]»
-Carnets de voyage, Ernest Nobsom-

mercredi 7 avril 2010

23.

Je suis heureux, un peu seul, remplis de rêves, entêté, amoureux, suicidaire, éternel, humble, franc, stratégique, gagnant, je déteste les gagnants, je suis distant, blogueur.

mardi 6 avril 2010

22.

«...l'idée serait d'écrire une biographie d'une personnalité fictive. Et pour vraiment aller au bout des choses, il faudrait que son auteur le soit également.»
-Ernest Nobsom-

lundi 5 avril 2010

21.5

Le réel remplit de fentes, d'écornures, de déchirures. Réduit en lambeaux. Une déréalisation progressive. Les images, les scènes se succèdent, et plus rien n'est convaincant. Un mensonge s'impose de par une implacable logique, rien n'est plus sûr.
«Lorsque le réel se meurt, la vérité devient virtuelles, fictive.» E.N.

21.

«...se construire [...] des petites fictions pour colmater les fissures. La réalité

dimanche 4 avril 2010

20.

Bientôt.
le rêve fatigué, le clown, gentil.
Paraitre sans fin.
Vivre sans vie.
Mourir sans mémoire.

et toi?

L'existence réserve de grandes choses, j'y songerai sur le balcon de ma vieillesse.
Pour l'instant dormir, demain la poésie.

samedi 3 avril 2010

19.

Une BELLE image. trop de temps sans nouvelle. la confiance en soi, sans aide extérieur.

je dois me ramasser un max de fric.

vendredi 2 avril 2010

18.

Rien. Un sourire. trois siècles d'un même match. trop de gentilesse/coeur p(e)ure... juste du vide, de la fatigue. Il n'y a plus de mots.
bof

17.

Je suis fatigué...très fatigué...

mercredi 31 mars 2010

16.

Bientôt, de longue coulisses noirs venant de phrases tissées sérrées viendront s'imbiber sur vos cuisses et se perdre dans le tissu. La reliure s'égouttera entre vos doigts d'un liquide poisseux et froid. Les images mentales que vous aurez ne seront qu'un visage neutre vous fixant durant d'interminables minutes. Et une musique épurée qui ressemblerait à n'importe quelle chanson viendrait se viser dans votre crâne et se répèterait...continuellement...toujours...

mardi 30 mars 2010

15.

«J'ai des objectifs vous savez. D'interminables objectifs qui ne voient même pas leurs fins.»

lundi 29 mars 2010

14.75

Incapable d'écrire une phrase. Regarde le reflet de l'écran et n'écrit pas une phrase. Ferme les yeux et n'écrit pas une phrase. Une description n,est pas nécessaire. La vie continue. La chute est brutale, tout le monde a quitté.
Il reste quelques images qui me revient je suis fatigué. Je suis Woyzeck. Une femme, quelques mots. du tabac. une rime que je fuis. quelques victoires au sous-sol. Un rire puis le sommeil. qui mfjsl..
pardonnez le silence.

14.5

«...cette femme le temps d'une image, avait autour de la tête une centaine de mouches électriques formant un immense chapeau stroboscopique. Elle avait une voix qui semblait résonner de tuyaux sous-terrains, venant de siècles qui n'auront pas lieu. Une femme, au regard métallique d'un réconfort maternel[...] qui semblait dire:
ne cesse jamais d'oublier.»
-E.N.-

14.

Hasting street, Godspeed. La vie.
Et la peur. de commencer. une phrase. qui ne finirait. jamais.
Débutant par Tu.
Tu es seul.
Je suis seul.

C'est la même chose.

Arriver au bout d'une idée. Ravale-la! Ce n'est pas dans l'air du temps. Ce n'est pas la bonne conjoncture. Arrêtez tout. Ne recommençons pas. C'est trop risqué. N'essayons pas. C'est trop difficile. Trop, de jamais assez.

dimanche 28 mars 2010

13.5

Sortir de l'influence de. Changer le code symbolique et référentiel. Indépendant. Sociable.

Il n'y a personne.
La terre est brûlé. C'est la politique.

Ils ne passeront pas.

Combien cela fait-il?
De temps. D'espoir. D'argent. D'idées.

De morts?

Une grande pièce où personne ne dort. Il y a des meubles sous les draps. De la poussière sur les draps. De l'absence dans l'air. Et une soif d'écrire dans les mots.

13.

«En y pensant bien, sortir d'une littérature de «l'auto-fiction», d'une littérature du «Je», est probablement l'acte le plus subversif de l'heure».
-Ernest Nobsom-

samedi 27 mars 2010

12.5

Attendre 3 mois! Pis la pourriture elle, va-t-elle attendre?! Le crâne qui démanche, et que dix crochets rouillés pour doigts. Attendre 3 mois. Regarder le train passer, travailler? Vendre des bouteilles, se dire que demain, dormir 3 jours serait pas de trop.

12.

«Histoires de sourires aux yeux fatigués. D'amours rembourrés, et les mains tremblantes. Rien ne suffit. Tout est à recommencer. Je m'en vais boire du café.»

11.

je veux avoir 19 ans.

jeudi 25 mars 2010

10.

Marcher car rien. Demain, je me lèverai tôt. Il fait froid. Le coeur m'a explosé. Heiner Müller est mort. Je bois beaucoup de café. Tout s'accélère. La vie devient bavarde. Les mots se bousculent. Le silence attend la nuit. Je dois apprendre à parler.

Ne plus avoir peur des gens, des sourires forcés, des regards d'embarras, ne plus avoir peur des histoires de météo-sur-drive-way, Monday blue.

Ne plus avoir peur de toi, et de ton départ, qui se répète.

Je préfère le froid, le café, et marcher

mercredi 24 mars 2010

9.

«...une sorte d'immédiateté habite ces gens. Une soif du présent comme je n'ai jamais vu. Non pas qu'ils n'ont aucune mémoire, ni qu'ils refusent le futur, il s'agit simplement d'un refus de la vie proposé. Rien du «monde extérieur» ne les allume, qu'une musique et une quotidienneté flou les habitent selon les saisons...
-Extrait du chapitre 3 du livre Cette race de monde d'Ernest Nobsom-
------------------------------------
Un rêve dément m'habite depuis des années: traverser le continent de Prudhoe Bay à la terre de feu, par la route.

mardi 23 mars 2010

8.

Construire son existence. Fixer sa biographie. Avancer avec un plan précis. Connaître tout de sa vie. Une, phrase, à, la, fois.

Il n'y a que cela de réel.

lundi 22 mars 2010

7.

«La liberté, monsieur, est depuis bien trop longtemps enfermée entre deux guillemets et exhibée dans son musée de mots».
-Extrait d'une lettre ouverte de M. Nobsom, daté de Juillet 20...-

dimanche 21 mars 2010

samedi 20 mars 2010

5.5

«...me voilà arrivé dans le désert d'Uyuni. Il y a beaucoup de vent ici, les images ne collent pas au décors et le silence est très bruyant. J'ai peur, depuis mon arrivée, de me cogner la tête sur le ciel tellement il est bas ici. J'ai dû traverser la jungle, et gravir une montagne, je t'envoie une photo de moi, qui date de l'hiver dernier sur ce bateau dont je t'ais tant parlé, ne regarde pas les yeux, ni la barbe, je n'avais pas dormi depuis des jours et ...»

-correspondance d'Ernest Nobsom, datant du 6 août 20...-

5.

«Ces temps ci, je ne suis que promenade et café.»
-Moi-
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«Je m'aperçus que le désir de toute ma vie n'était pas de vivre - si on peut appeler vivre ce que font les gens - mais de m'exprimer.»
-Henry Miller-

vendredi 19 mars 2010

4.

«J'ai peur du silence et de la solitude, comme je crains cette voix qui me répète constament d'aller au bout des choses [...] faut-il jouer le jeu?».
-Ernest Nobsom-

jeudi 18 mars 2010

3.5

Je n'ais pas envie de rire lors des soirées de cristales stroboscopiques.
Je ne fais que marcher la rue st-denis du sud au nord ces temps-ci, ça coûte moins chère, ouais jsuis paumé, mais on s'en fiche, la vie continue et en est d'autant plus réel, je fais la lecture, de la lecture, il m'arrive de m'y perdre et de me dire que c'est la vie, ma vie mélange la fiction de bouquin qui parle de la vie et ma vie, ma vie étant composée de bouquin de fiction également, s'embrique dans la première partie ci-haut nommée et vice-versa, mais ce qui m'inquiète le plus, est que ce que je lis ces temps ci ne contient pas d'histoire, il n'y donc pas d'histoire fictionelle, donc pas de vie, donc pas douleur, donc pas de manque, donc tu n'existes pas, moi non plus et je suis mort, non je n'existe pas, il s'agit d'un nohuman land, remplit de tirets qui se perdent dans une marge remplit d'anotations illisibles qui racontent que ce qu'il se passe dans la tête du lecteur qui doute lui-même de sa matérialité;
lorsque je vois quelqu'un jlui fais un schéma spontanément: caractéristique: fendant, qualité: confiant, défaut: exister, et ainsi de suite avec des variations plus ou moins méchantes, j'existe, je dois m'y faire, je ne suis pas un bouquin, ni un acteur sur des planches, ou un piéton-figurant dans un film, j'existe, avec des IDÉES, des rêves et des désirs, je crois que mettre un point ici ne serait pas de trop, mais écrire une phrase, exige un niveau de responsabilité et de conscience au-dessus de mes forces, finir quelque chose ( en ayant préalablement commencé ce quelque chose!);
la vie est vide, pourquoi je parlerais de la solitude, «parce que tu dois écrire sur la vie, la tienne», pff connerie universitaire, non de bar plutôt, 100% d'accord avec ça pourtant, mais écrire repose sur le concept de la solitude, on n'écrit pas à plusieurs, devant moi le papier [sic] l'écran* qui raconte l'histoire d'un visage aux yeux plissés sur des maux[sic] mots* cernés jusqu'au matin, des mots qui me raconte qu'en ne mettant pas de point, on ne peut tourné la tête devant la VÉRITÉ, il faut la regarder en face, plisser les yeux lorsqu'elle est trop lumineuse;
Je m'égare. On raconte que la vie, c'est pas comme dans les livres, suivant cette logique, la vie ne contient aucun livre. En ce moment, je ne sais absolument pas comment je pourrais moralement arrêter d'écrire considérant que ma démarche repose sur l'urgence. Voici un jeu

3.

«Écris! me dit-elle souvent. Sur les choses qui t'habitent à cet instant précis. Ne bloque rien sous aucun prétexte, dis-toi tout.»
-Ernest-

mercredi 17 mars 2010

2.

«L'utilisation du ''Tu'' devient complètement désuet lorsque l'on comprend qu'il s'agit en fait que d'un ''Je'', qui se répond à lui-même. De plus, le problème identitaire de ce dernier souligne l'impossibilité de communiquer, tout simplement».
-Ernest N.-

mardi 16 mars 2010

1.

«Ceci n'est pas le silence d'interminables logorrhées sur un noir tableau griffé. Ceci n'est pas le récit de quelconques aventures, ou la description de quoi que ce soit. Il suffit, chère lecteur, d'ouvrir grand la bouche et de la poser sur le ciment, pour comprendre la démarche et d'y goûter le cuire».
-E. Nobsom-