mercredi 8 mai 2013

129.



Pas à pas, et le tortueux chemin se disloque en de viles logorrhées. Le tortueux chemin de la maison est-il devant ou derrière? Et on rame dans le sable et vivote, des jours, jaunis, dans des cadres, qui ne sourit, que de fatigue et que l’on nettoie  de nos belles langues pâteuses. Le tortueux chemin du marcheur d’histoires qui recommence.

-écriture collective- 

128.


Faire du manuscrit de tranché, de la redondance de propagande de la poésie de résistance et des récits de vraies affaires.

Il ne s’écrit pas une minute sans y voir ce visage dans la grande soupe. On discute et on raconte nos vies ennuyantes. On y fait de beaux projets dans la grande soupe. Parfois, on y plonge et on s’y baigne, on s’y noie un peu et à regret on en ressort. C’est une parenthèse, rien de plus. Tu le sais. On y construit de belles fictions et se mastique dans la bouche de l’autre un peu de réel. La répétition, c’est la clé. Et parfois, on y verse une petite larme et beaucoup de sueur dans la grande soupe. On s’accroche à des débris, on souffle un peu. Le temps d’entendre ou de dire « Je t’aime », puis d’être immergé d’une interprétation libre. Puis la vie. La vie. La grande soupe est sale

E.N.