mardi 14 septembre 2010

80.

''...ces soirs me détestent. Ils m'écrivent leurs mots sales au crâne que je me mastique au goût de la rouille. Croqué bruyament, ils se perdent dans le creux d'une carie noir et blanc de souvenir. Il n'est plus possible de les laver. On ne peut qu'y passer la langue et y goûter le sang du métal. Il ne faut que fermer les yeux et se rappeler les images d'une mélodie qui nous rappelle que cela n'a jamais vraiment existé. Et c'est parfait ainsi. ''

E.N, Journal et exagérations

Aucun commentaire: