Faire du manuscrit de tranché,
de la redondance de propagande de la poésie de résistance et des récits de vraies
affaires.
Il ne s’écrit pas une minute sans
y voir ce visage dans la grande soupe. On discute et on raconte nos vies
ennuyantes. On y fait de beaux projets dans la grande soupe. Parfois, on y
plonge et on s’y baigne, on s’y noie un peu et à regret on en ressort. C’est
une parenthèse, rien de plus. Tu le sais. On y construit de belles fictions et
se mastique dans la bouche de l’autre un peu de réel. La répétition, c’est la
clé. Et parfois, on y verse une petite larme et beaucoup de sueur dans la
grande soupe. On s’accroche à des débris, on souffle un peu. Le temps
d’entendre ou de dire « Je t’aime », puis d’être immergé d’une
interprétation libre. Puis la vie. La vie. La grande soupe est sale
E.N.
E.N.
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