lundi 31 mars 2014

145.



Ce n'était pas de ces fois où les gens marchaient dans les rues avec d'immenses sourires et de la colère à la fois. Ce n'était pas de ces premiers jours de printemps qui vous accrochent sur une terrasse de café dans le quartier latin. Ce n'était pas ces matins amoureux. Ce n'était pas ces départs en voiture-sur-le-pouce-sur-la-route vers de hautes montagne, au nord, à l'ouest. Ce n'était pas la fois sur le bord de la frontière Yukon-Alaska les pieds gelés mais libres. Ces petits ordinaires avec ses extras. Ces rêves qui évoluent. Cette bande annonce de nos vies avant leurs sorties. Je ne cherchais plus la réalité dans ses coutures les plus fines. C'était un gros trou au niveau du genou-punk ma réalité. Dans mon film, il n'y a pas de couturiers. Ça ne se peut pas que j'aie perdu le micro et la caméra en même temps. Mes petits ordinaires sont cadrés par un directeur photo ivre, en sépia, surexposé.

Lui et l'image.

Des voix gesticules pendant que la musique ralentit tout, encore. Comme un vieux punk au coin de la rue avec trop de marde dans le sang qui fait du 9à5 pour son pusher. Y'a presque la cravate pis la carte de crédit loadée. Pogné dans le trafic avec tout le monde. Cela doit avoir quelque chose de rassurant. De ne pas être dans le char je veux dire.



Nous attendions quelque chose.

E.N.   

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