mardi 25 septembre 2012

107.


''Nous somme une race grugée par l'indécision.


Septembre comme un chien. Ne pas avoir écrit depuis un mois et demi. Travailler comme un chien, à dévisser et revisser les solitudes qu'on finit par regarder dans les yeux-de-miroirs avec calme. Aimer son travail, c'est l'homme fatigué un soir de journée de 15 heures la bière clouée au bar, le corps en lambeaux, les idées fêlées. Et sourire à l'arrivée des potes, pour une autre nuit de pas-de-fin. Une nuit commencé il y a deux semaines, et qui se terminera avec la saison haute. Personne n'est capable de s'arrêter.


Janvier.


On gèle et l'on comprend qu'à Montréal ou dans le jungle, c'est du même au pareil. On appelle à la maison du pôle nord, les deux mains sur le combiné. Une grosse banquise qui fond et qui se détache du continent. ''Allo! Ça va? Je suis en vie. '' Rien d'autre, un ours blanc sur un boute de glace, posant pour la postérité. La terre ferme est un mythe finit-on par conclure.


Une race qui meurt le sait.


Nous ne sommes pas une race qui meurt et qui le savons. Nous aurons toujours quelque chose à nous dire la belle. Et se le répéter à en sculpter une petite vérité. En attendant, on dirige le bateau sur des miles et des miles de bitume, le couteau entre les dents. La liberté a ses principes, mais se fout des serments. On rejoindra les potes au port dans quelques années, à se saouler d'histoires déjà dans la bière. ''
 
E.N. notes et carnets

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