lundi 7 janvier 2013

108.

''Une première page. Une première page depuis des mois. Des mois de créations rachitiques, de rêves fatigués et de recommencements enthousiastes. On court la route, on s'y trouve chez soi, mais comme tout chez soi, on ne peut y rester. On s'attache aux épaves et naufrages humains. Des carcasses de longues routes, des raconteurs de misères, on s'attache à ces gens. Souvent, au moment de leurs dire au revoir après une longue journée-soirée-journée-saison, une poigné de mains de pupilles humides.
 
L'esprit qui explose en mille morceaux ce soir, La Maga* est assise devant moi et nous parlons durant une bonne dizaine d'heures. On y boit toute sorte de choses comme dans ces romans qui choisissent d'être qu'un peu à côté du réel. Du réel trop vivant enthéâtré d'une ou deux voix. Les nôtres qui se répètent constamment une mélondie atonale. Nous avons besoin de danger et de silence et de livres.
 
Écrire devient dangereux, mystérieux, intéressant, lorsque l'esprit se met à faire des rebonds. On y enterre quelque chose avec la même terre que l'on porte à la surface. ''

E.N. -Notes-
 
*Sybille


Aucun commentaire: