''Il
avait rêvé qu'il perdait connaissance dans les toilettes d'un bar.
Il
avait écrit la première phrase. La première phrase est écrite.
Les courriels sont vérifiés. Une phrase est composée. Un autre
café svp. Une pensée qui me court partout dans tête comme un
enfant hyperactif. De l'automne pleins les feuilles qui me bouchent
les oreilles de deuxième phrase. Une rythmique gluante orange et
jaune et beige sur des mots beiges, sur des concepts beiges, sur un
avenir beige obstrue la canalisation. Ça va geler bientôt toute
cette belle bouette. C'est dommage les printemps canadiens, il n'y a
que les survivant(e)s pis les ours qui y croient encore.
La
tête avait rebondi deux fois avant de s'être arrêtée sur la tuile
qui goûtait l'urine.
Il
regardait le papier en trois dimensions. Il rentrait, en quelque
sorte dans le papier. C'était un labyrinthe calme et apaisant. Des
cadres décoraient les murs à chaque virages. Des objets obstruaient
certains passages et parfois quelques personnes le saluaient en
vaquant à leurs occupations. Un monde figé dans le labyrinthe qui
demeurait dans un ordre qui lui était propre. On s'y enfonce le plus
longtemps possible. Parfois, on se met à courir en pensant à
d'autres choses question de ne plus se rappeler la sortie. On en sort
toujours. C'est une fatalité. Un jour j'y escaladerai les murs.
Il
voyait son visage dans la glace à présent. Une cigarette semblait
viser là depuis des années et fumait de manière continue sans se
consommer.''
(parti 1/2)
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