dimanche 27 octobre 2013

134.

''Il avait rêvé qu'il perdait connaissance dans les toilettes d'un bar.

Il avait écrit la première phrase. La première phrase est écrite. Les courriels sont vérifiés. Une phrase est composée. Un autre café svp. Une pensée qui me court partout dans tête comme un enfant hyperactif. De l'automne pleins les feuilles qui me bouchent les oreilles de deuxième phrase. Une rythmique gluante orange et jaune et beige sur des mots beiges, sur des concepts beiges, sur un avenir beige obstrue la canalisation. Ça va geler bientôt toute cette belle bouette. C'est dommage les printemps canadiens, il n'y a que les survivant(e)s pis les ours qui y croient encore.

La tête avait rebondi deux fois avant de s'être arrêtée sur la tuile qui goûtait l'urine.

Il regardait le papier en trois dimensions. Il rentrait, en quelque sorte dans le papier. C'était un labyrinthe calme et apaisant. Des cadres décoraient les murs à chaque virages. Des objets obstruaient certains passages et parfois quelques personnes le saluaient en vaquant à leurs occupations. Un monde figé dans le labyrinthe qui demeurait dans un ordre qui lui était propre. On s'y enfonce le plus longtemps possible. Parfois, on se met à courir en pensant à d'autres choses question de ne plus se rappeler la sortie. On en sort toujours. C'est une fatalité. Un jour j'y escaladerai les murs.

Il voyait son visage dans la glace à présent. Une cigarette semblait viser là depuis des années et fumait de manière continue sans se consommer.''


(parti 1/2)

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