lundi 4 février 2013

115.

« On y construit des châteaux de cartes entre ces murs. D’énormes pièces de silences et de logorrhées en piles d’équilibres et de contres balanciers qui supportent des concepts très simples et lourds à la fois. De la poésie de bateaux hermano, de la poésie de fins de soirées et des récits qui s’écrient et s’effacent, de la mémoire créative ma sœur. Des récits de piques et de cœurs qui grimpent chaque palier. Un créateur arthritique qui en fait un autre, quoi faire d’autre? Un autre courage en fuite, de la beauté de peur pis du courage en fuite, de la parlure de timidité, changer de lexique comme de masque, ne pas vouloir de foutu verbe dans une phrase. Des tableaux de personnages qui bougent très lentement. Des auteurs qui fixent des échantillons de leurs fantaisies. Des écriveux nauséeux qui collent des morceaux sans bouger.
Ceci va changer. »
-E. Poniatowska, à propos de son auteur-


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