«...j'ai parfois des
affinités avec la fatigue... »
-Émillio Poniatowska-
« Des affinités
dans la douleur qui monte aux bras puis aux jambes; qui monte mes
pieds jusqu'au sol, qui grimpe au cœur à la nuque moite et sale. Un
goût de sel sous les cheveux en bataille, la grande bataille, dans
le crâne salin en grande marée. De la poésie de fin de soirée
dira-t-elle. D'une poigne de fer les ongles dans la chair, les dents
dans la chair, l'âme un instant dans la chair, on y écrit de
longues phrases sur nos corps mutilés. Elle vous hache le dos jusque
dans les derniers filages de votre coup pendouillant.
Et les idées folles dans
les oreilles saturées du sujet reviennent avec ces idées folles qui
naissent dans la douleur folle. Des redondances. À la limite de la
monomanie qui naissent en projets foireux, en tables rases et autres
désirs absolutistes. Une complicité y naît. On se confie à elle
dans les moments de lucidité. On se construit une logique commune
partant de ce point, de cet état. On se regarde dans les yeux durant
des heures à la grande vitesse des jours dans horloge. On y
construit des ponts, entre nos réalités. Une amitié de trahison et de déceptions, mais
également une amitié de grande sincérité. Une histoire d'amour
d'un vieux film cubano-soviétique. On y meurt jamais ensemble, on y
meurt jamais ensemble. On y survit dans la dèche. On y survit sur
les boulevards du lendemains matins. On y survit le soir dans les
jobines qui nous saoulent. On y meurt jamais dans ces histoires. JE.
T'AIME. DANS. CES. HEURES. DE. MISÈRES. MON. AMOUR. LES. TIE. WRAPS.
AUX. POIGNETS. SUR. LE. CIMENT. D'AVRIL. L'HIVER. EST. DERNIÈRE.
NOUS. MON. AMOUR-FÉE.
Nous sommes ensemble
Elle, lui et moi, sur tous les tableaux. »
-Ernest Nobsom- Poèmes et autres broutilles-
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire