dimanche 24 février 2013

118.


«...j'ai parfois des affinités avec la fatigue... »
-Émillio Poniatowska-

« Des affinités dans la douleur qui monte aux bras puis aux jambes; qui monte mes pieds jusqu'au sol, qui grimpe au cœur à la nuque moite et sale. Un goût de sel sous les cheveux en bataille, la grande bataille, dans le crâne salin en grande marée. De la poésie de fin de soirée dira-t-elle. D'une poigne de fer les ongles dans la chair, les dents dans la chair, l'âme un instant dans la chair, on y écrit de longues phrases sur nos corps mutilés. Elle vous hache le dos jusque dans les derniers filages de votre coup pendouillant.

Et les idées folles dans les oreilles saturées du sujet reviennent avec ces idées folles qui naissent dans la douleur folle. Des redondances. À la limite de la monomanie qui naissent en projets foireux, en tables rases et autres désirs absolutistes. Une complicité y naît. On se confie à elle dans les moments de lucidité. On se construit une logique commune partant de ce point, de cet état. On se regarde dans les yeux durant des heures à la grande vitesse des jours dans horloge. On y construit des ponts, entre nos réalités. Une amitié de trahison et de déceptions, mais également une amitié de grande sincérité. Une histoire d'amour d'un vieux film cubano-soviétique. On y meurt jamais ensemble, on y meurt jamais ensemble. On y survit dans la dèche. On y survit sur les boulevards du lendemains matins. On y survit le soir dans les jobines qui nous saoulent. On y meurt jamais dans ces histoires. JE. T'AIME. DANS. CES. HEURES. DE. MISÈRES. MON. AMOUR. LES. TIE. WRAPS. AUX. POIGNETS. SUR. LE. CIMENT. D'AVRIL. L'HIVER. EST. DERNIÈRE. NOUS. MON. AMOUR-FÉE.

Nous sommes ensemble Elle, lui et moi, sur tous les tableaux. »

-Ernest Nobsom- Poèmes et autres broutilles-

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